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Alberto Ascari

Alberto Ascari fut l’un des plus grands pilotes des années 50. Sa carrière au sommet ne fut guère longue mais le palmarès est bien rempli.

Alberto Ascari est le fils d’Antonio Ascari, pilote automobile de l’entre-deux guerres et coéquipier d’Enzo Ferrari lors de ses années pilotages. Après des débuts sur deux roues, Alberto avait sa place promise au tout début de la Scuderia Ferrari et du championnat du monde de Formule 1.

Absent de la première course à Silverstone en 1950, Ascari débute à Monaco sur une Ferrari 125. Echappant au monstrueux carambolage qui mit sur le carreau neuf voitures, l’italien grimpa sur la seconde marche du podium. En suisse, un incident mécanique mis fin à sa course avant qu’il ne décroche une cinquième place sur le majestueux circuit de Spa. En France, l’italien ne parvient même pas à se qualifier. Il renversa la tendance lors de la manche suivante, à domicile, sur l’ultra-rapide circuit de Monza, où il termina à nouveau second. Avec seulement quatre épreuves disputées sur les sept prévues, Ascari se classa tout de même à une belle cinquième place finale.

Les ambitions sont élevées pour la seconde saison de l’histoire mais Ascari tomba sur un os nommé Fangio. En Suisse, il ne termina que sixième avant de se ressaisir en Belgique et en France avec la seconde marche du podium. Une boite de vitesses récalcitrante à Silverstone le priva d’un nouveau podium. Mais tout s’éclaircit lors de la manche suivante sur le terrible Nürburgring. Partant de la pole, Ascari transforma l’essai en décrochant sa première victoire en Formule 1. Rebelote à Monza pour la course suivante. Un pilote italien s’imposant en Italie sur une voiture Italienne, les tifosi ne piuvaient que faire la fête ! L’ultime manche en Espagne se solda par une quatrième place, le plaçant vice-champion du monde en cette saison 1951.Mais Alberto en veut plus et veut terminer champion du monde. Toujours chez Ferrari, sa saison commença mal avec un abandon dès la première manche. Mais ensuite, Ascari écrasa le championnat comme personne. Personne n’a battu et ne battra cette statistique : 75% de victoires en une saison, six courses sur huit. Incroyable. L’italien domina des pieds et de la tête le championnat. D’autant plus qu’en 1952, seuls les quatre meilleurs résultats comptent. 36 points sur 36 possibles, qui dit mieux ? Pour la première fois de l’histoire, Ferrari décrochait un titre au plus haut niveau.

Fort de ce titre, Ascari n’entend pas baisser les bras et continua sur sa lancée en 1953. Même s’il ne participa pas aux 500 Miles d’Indianapolis, l’italien empocha les trois premières épreuves auxquelles il participe. Une quatrième place en France avant qu’Ascari ne retrouve la plus haute marche en Grande-Bretagne. Il signa une dernière victoire à Zandvoort, l’ultime de sa carrière. Malgré un accrochage à Monza, l’italien s’en sorti avec un second titre de champion du monde des pilotes. En 1954, changement d’air, enfin d’écurie plutôt puisqu’Ascari rejoint les italiens de Lancia. Mais la voiture n’est pas prête, pas au point. Il finira par piloter pour Maserati et Ferrari pour seulement quatre petites épreuves, sans jamais voir l’arrivée. Seule consolation, sa victoire aux Mille Miglia sur … une Lancia !

Mais la saison 1955 semble plus prometteuse, la voiture semblant être compétitive. En Argentine, Ascari mène durant quelque tour avant de subir un accident. A Monaco, il mène la vie dure aux féroces Mercedes. Alors qu’il était en seconde position, le moteur de Moss lâche, permettant à l’italien de prendre le commandement de la course. Mais à la sortie du tunnel, sa Lancia glissa sur une flaque d’huile déposée par la flèche d’argent. La voiture incontrôlable finira sa course dans le port de Monaco, un accident spectaculaire ne s’étant reproduit qu’une seule fois depuis. Sauvé de la noyade, Ascari n’est pas autorisé à reprendre la compétition. Quatre jours après son plongeon, l’italien assiste à Monza, à une séance d’essai pour le développement d’une Ferrari d’endurance. Ne résistant pas à l’envie de piloter et contre l’avis des médecins, Ascari prit le volant. Au deuxième tour, l’italien perdit le contrôle de sa voiture. Il se tua sur le coup. A 36 ans, un 26 du mois, comme son père avant lui, Alberto Ascari s’éteint.

Aujourd’hui, Ascari reste encore un symbole de la Formule 1 et de la période victorieuse italienne au plus haut niveau. Le circuit de Monza lui rend hommage avec la nomination d’une courbe en son nom encore aujourd’hui.

Alberto Ascari en chiffres...

Meilleur classement en championnat du monde F1 :

Champion du monde (1952, 1953)

Grands-prix :

32 (33 engagements)

Victoires :

13

Podiums :

17

Poles Position :

14

Meilleurs Tours :

12

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