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Jenson Button

Tomber au bon endroit au bon moment, difficile d’y parvenir en sport automobile. Difficile ? Oui. Impossible ? Non. Demandez donc à Jenson Button…

Bercé dans les sports mécaniques depuis sa tendre enfance grâce à son père John, Jenson Button s’y initia dès sa huitième année. Après seulement deux ans de compétition, le voici vice-champion de la division cadet britannique avant de gravir de nouveaux échelons. En 1991, il participe au championnat britannique des cadets ainsi qu’au British Open, réalisant l’incroyable exploit de tout gagner. Les années karting se suivent et se ressemblent toutes, le jeune britannique raflant tout sur son passage, même après son passage de cadet à junior. C’est en 1994 que Jenson court pour la première fois hors du Royaume-Uni, disputant plusieurs épreuves en Italie, avant d’y remporter le titre l’année suivante. En 1996, il rejoint la scène internationale, toujours en karting, affrontant certains des meilleurs pilotes de sa génération dans divers championnats autour du globe. Malgré son jeune âge, son talent reconnu le propulse vers la monoplace sans problème, si bien qu’en 1998, un an après sa victoire au mémorial Ayrton Senna, il débute en Formule Ford. Directement à l’aise, il gagne le championnat anglais et termine vice-champion en Europe. Ses performances très remarquées lui font accéder au relevé championnat d’Europe de Formule 3, face aux meilleurs espoirs du moment. Il y décrocha trois succès ainsi qu’une belle deuxième place dans les rues de Macao pour ainsi achever sa campagne en troisième position finale. Alors que plusieurs grands teams souhaitent l’engager, Button jouit d’un premier test en Formule 1 grâce à McLaren. Très impressionné, Ron Dennis croit en ce nouvel espoir britannique mais avant qu’une éventuelle proposition ne soit formulée, le jeune Jenson avait déjà roulé sur la Prost d’Alesi et de Heidfeld. C’est alors qu’un certain Frank Williams lui proposa une confrontation face à Bruno Junqueira sur le circuit de Jérez dans le but d'attribuer un volant pour l’année 2000. Vainqueur de ce duel, le britannique, alors âgé de vingt ans, pouvait enfin réaliser son rêve.

Au sein de l’écurie de Grove, beaucoup pense que ce gamin n’ayant que deux années de monoplace dans les jambes ne soit finalement qu’une grosse désillusion. De plus, l’écurie de Frank Williams étrenne une nouvelle alliance avec BMW pour la fourniture des moteurs. La première qualification est réellement décevante pour Button : avant-dernier à une seconde et demie de son équipier Ralf Schumacher, le ton est donné. Pourtant, le jour de la course, le britannique monte en performance et à dix tours du but, le voici en sixième position. Hélas, le bloc V10 allemand explose dans les derniers instants de course, le privant de son premier point en Formule 1. Il finira par se rattraper au Brésil avec la sixième place finale, devenant le plus jeune pilote à inscrire un point en catégorie reine, record battu par Vettel sept ans plus tard. Tout le long de l’année, Button tire le maximum de sa monture, inscrivant de nombreux points, sans jamais atteindre le podium. Il y passa pourtant très proche à Hockenheim dans des conditions très difficiles. C’est d’ailleurs dans ces moments-là que l’anglais se montrera le plus à l’aise dans toute sa carrière. En Belgique, il parvient à se qualifier troisième mais après un bête accrochage au départ, il ne peut concrétiser. Après un an dans le clan Williams et une belle huitième place au championnat, Jenson se retrouve évincé de l’écurie au profit de Montoya. Sans trop de solutions, il trouve finalement refuge chez Benetton, un team loin de sa gloire des années passées. A bord de la B201 bleu clair, Button connaît l’une de ses pires saisons en Formule 1. Souvent mal qualifié, le britannique paraît fébrile, peu à l’aise, surtout face à son équipier Fisichella, chef de file de l’équipe anglaise. Le rachat du team par Renault en 2002 lui offre un bien meilleur matériel et après quatre courses, le voici au quatrième rang du championnat. Oui mais voilà, la toute jeune écurie Renault peine à trouver ses marques et la fiabilité n’est pas le point fort des voitures au losange. Les petits points s’accumulent mais en cette période de domination rouge, les podiums sont inatteignables. L’anglais termina septième du championnat mais une fois encore, le voici contraint de prendre la porte pour laisser place à Alonso. Sans réelles opportunités pour 2003, Button signe avec la modeste écurie BAR, un choix pas si mauvais que ça finalement.

Avec quatre années d'existence, la “British American Racing” ne cesse de monter dans la hiérarchie et avec deux podiums au compteur, les résultats commencent à tomber. Mais en 2003, la 005 n’est pas la plus performante et après cinq courses, Button n’a toujours pas inscrit le moindre point. Il inversa la tendance dès le grand-prix d’Autriche, terminant une nouvelle fois au pied du podium. Mais lors de la manche suivante à Monaco, Jenson est victime d’un effroyable accident lors des essais. En sortant du tunnel, l’anglais perdit le contrôle de sa monoplace et s’écrasa à pleine vitesse dans les barrières. Bien sonné, il ne fut pas autorisé à reprendre le volant pour le reste du week-end. Si la fin de saison est plus compliquée, le jeune anglais peut se targuer de dominer aisément son équipier, le champion 1997 Jacques Villeneuve. A Indianapolis, Button mène enfin ses premiers tours avant que son moteur Honda ne finisse par lâcher. Pour la dernière de l’année à Suzuka, BAR remercie le champion canadien en le remplaçant par un petit japonais, Takuma Sato. Les deux hommes finiront voisins de garage lors des deux années suivantes. De nouveau quatrième au Japon, il acheva sa saison au neuvième rang. Mais c’est en 2004 que tout changea pour le britannique avec l’apparition de la BAR 006. Plus performante, plus légère, plus rapide, plus fiable, la nouvelle monoplace anglaise avait tout d’une gagnante. Le seul problème ? L’hégémonie Ferrari. Après une première course achevée en sixième place, Button atteint enfin le podium à Sepang, avant de rééditer l’exploit lors du tout premier grand-prix de Bahreïn. A Imola, le pilote BAR décroche sa première pole position, battant les F2004 à domicile et même si M.Schumacher rétablira l’ordre le lendemain, Button s’adjugea la seconde place. A Monaco, une occasion se présente enfin. Sans voiture rouge aux avant-postes, l’anglais aurait dû l’emporter mais malheureusement, Trulli s'immisça devant lui. Cette déconvenue fut vite oubliée et les podiums s’enchainèrent à nouveau. Seul pilote à se confronter à l‘écurie italienne, le britannique passa encore plus proche de l’exploit à Monza, sur les terres de l’écurie italienne. Leader durant une bonne partie du grand-prix, Button ne pu résister aux Ferrari dans les dernières boucles. En Chine, pour la première course à Shanghaï, le voici de nouveau en lutte pour la victoire face à Barrichello et Raikkonen. Coincé dans les échappements du brésilien jusqu’à l’arrivée, il ne put que constater sa nouvelle défaite, à peine une seconde derrière le vainqueur. Malgré une casse moteur dans la dernière épreuve, Jenson accroche son premier top 3 au championnat, loin derrière les pilotes Ferrari, mais loin devant Alonso, alors quatrième. Jamais aussi bien classé, Button espère enfin concrétiser en 2005 : peine perdue. Car si l’écurie italienne digère mal le nouveau règlement, les BAR sont désormais devancées par les Renault et McLaren. Pourtant, l’histoire n’aurait pas dû être ainsi. En effet, courant 2004, l’anglais signa un contrat avec Williams pour l’année 2005, bien que celui le liant avec BAR ne soit arrivé à son terme. Après un passage devant la justice, l’affaire est close : Button doit courir encore une saison supplémentaire sous les couleurs de BAR, mais tout ne se passa pas comme prévu. Après trois abandons successifs, le voici sur le podium du grand-prix de Saint-Marin. Mais quelques heures plus tard, lui et son équipier furent disqualifiés. Un second réservoir d’essence permettait aux monoplaces anglaises d’allonger leurs relais et de rouler sous le poids limite imposé par la FIA. En plus du déclassement, l’écurie est exclue des deux manches suivantes. De retour en piste pour le grand-prix européen, Jenson termina à un tour des leaders, passant tout proche de se faire harponner par un Raikkonen en dérive totale après son bris de suspension tardif. En pole au Canada, il finira par connaître un sort notamment réservé aux grands de ce sport : un crash dans le fameux mur des champions. Après neuf épreuves, aucun point n’est à mettre à l’actif du britannique. Fort heureusement pour lui, sa 007 évolua dans le bon sens, lui permettant de rentrer dans les points dix fois consécutivement. Avec deux podiums en Allemagne et en Belgique, Jenson remonte au neuvième rang du championnat, loin de ses espoirs de début d’année.

Cette saison en demie-teinte le poussa tout de même à prolonger dans la même écurie, désormais renommée Honda. Cette décision fit ressurgir la sombre affaire de 2004 du “Buttongate” et la signature du contrat Williams. Or, le britannique changea d’avis, étant mis au courant du divorce entre l’écurie de Grove et le motoriste BMW. Contrairement à la première fois, tout fut réglé à l’amiable entre les deux parties, Honda versant une certaine somme d’argent à Frank Williams pour définitivement enterrer l’histoire. Après les premiers tests hivernaux sous le nom de l’écurie nippone, tout semble aller dans la bonne direction. Après deux courses et deux beaux résultats, le voici en pole position en Australie. Malheureusement, Button dégringola dans le classement et dans le tout dernier tour, son moteur explosa, l’obligeant à s’arrêter à quelques mètres de la ligne d’arrivée. Le printemps est compliqué pour Honda, peu aidé par un Barrichello à la peine avec son nouveau matériel. Mais à l’arrivée de l’été, les nuages s’éffacèrent pour enfin laisser s’exprimer la monoplace nippone. En Hongrie, la pluie piège de nombreux favoris. Parti quatorzième, Button utilisa toute son expérience et son talent sur piste mouillée pour remonter à travers le peloton à une vitesse folle. Après huit boucles, l’anglais pointe son museau en quatrième place puis, suite aux accidents d’Alonso et de Raikkonen, récupère le leadership. Cette fois-ci, c’est la bonne. Après six saisons en catégorie reine, le voici enfin récompensé de ses efforts. Cette première victoire tombe à pic pour Button, faisant alors taire tous ses détracteurs. Hélas, il ne répètera pas cette performance avec Honda. Si les cinq dernières manches se terminent toutes dans le top 5, tout se corsa à partir de 2007. Avec l’interdiction du sponsoring via le tabac, Honda venait de perdre gros. Sans sponsor, les monoplaces blanches et rouges se vêtissent d’une livrée très spéciale vantant l’écologie. Si la peinture est impressionnante, la voiture, elle, est un véritable flop. Au cours de la saison, Button n’inscrira que six malheureux points, avec une cinquième place comme meilleur résultat. Pire encore l’année suivante où le britannique ne rentra qu’à une seule reprise dans le top 8, en Espagne, achevant sa course en sixième position et ce, malgré le débarquement du grand Ross Brawn à la tête de l’écurie. Beaucoup finirent par se demander si l’anglais avait encore sa place dans la discipline, si l’envie était toujours là. L’arrivée du jeune Hamilton un an auparavant l’aura totalement éclipsé du cœur des anglais. Au Brésil, pour la dernière de l’année, sa RA108 s’enflamma dans le parc fermé après la course, comme si le divroce entre Button et la Formule 1 était consommée. L’histoire fût tout autre.

Sans volant pour 2009, Button et son équipier Barrichello n’ont plus de réelles options. Pourtant, chez Honda, le développement d’une monoplace répondant à la nouvelle réglementation avait été lancé et les résultats semblaient prometteurs. Problème, l’écurie nippone n’est plus. C’est alors que Ross Brawn décida de racheter cette voiture et de lancer sa propre structure pour 2009 : la Brawn GP. Avec Virgin comme seul sponsor, la BGP 001 apparaît pour la première fois, en retard, lors des essais hivernaux. Mais d’emblée, les chronos s’affolent au passage de la monoplace blanche et verte, notamment grâce à un double-diffuseur révolutionnaire. Si les essais ne sont pas toujours révélateurs des performances d’une monture, le grand-prix d’Australie fit définitivement taire tous les spéculateurs. Parti depuis la pole position, Jenson domina l’épreuve d’une facilité déconcertante, fonçant vers son deuxième succès en Formule 1, le premier pour une nouvelle écurie depuis 1977 ! Ce résultat, aussi inattendu soit-il, marqua le début d'une formidable épopée. A Sepang, un violent orage éclate à mi-course, inondant totalement le circuit. De nouveau en tête, Button hérite d’une deuxième victoire de rang mais seulement de la moitié des points, la distance de course n’ayant pas excédé les 75%. La pluie est également de la partie en Chine mais pour la première fois de l’année, les Brawn GP sont devancées. Et ce sont les Red Bull Renault qui prirent les devants mais derrière les montures autrichiennes, l’anglais se montre très à l’aise. Il rétablira très rapidement l’ordre dès la quatrième manche à Bahreïn, soufflant à Toyota la première place finale. L’arrivée en Europe fait débuter le développement des monoplaces. Mais même avec un budget très réduit, l’écurie de Ross Brawn fait des merveilles. Victoire à Barcelone, puis à Monaco, et enfin à Istanbul grâce à l’erreur de Vettel, plus rien ne semble arrêter Button. Avec six triomphes à son actif en sept manches, le voici très nettement en tête du championnat, devançant son équipier et plus proche rival à vingt-six points. Mais si tout était facile d’ici là, le manque d’argent se fait vite ressentir et les performances de la voiture n’évoluent guère. A Silverstone, Jenson espère bien briller chez les siens, mais à la place, il navigua tout le long de l’épreuve en sixième place. Sur le Nürburgring, même histoire. Parti troisième sur la grille, le britannique finira par rétrograder de deux rangs pour achever la manche allemande au cinquième rang. Pire encore en Hongrie puis à Valence avec deux septièmes places consécutives, alors que son équipier parvient à imposer la BGP 001 pour la première fois. Les voix qui s’étaient tus durant la première partie de saison commencent à ressurgir. Harponné dès le départ en Belgique, Jenson connut à Spa-Francorchamps son seul abandon de l’année. Ce n’est qu’à Monza que le chemin du podium est retrouvé mais une fois encore, c’est Barrichello qui le devance. A cinq courses du terme, la voie royale vers le titre est ouverte mais depuis quelques temps, Button semble plus fébrile. Cinquième à Singapour puis huitième au Japon, le voici désormais en capacité de décrocher sa première couronne mondiale au Brésil, terres de son équipier. Après de désastreuses qualifications qui le placent seulement quatorzième sur la grille, l’anglais évita les embûches et attaqua pour revenir dans la zone des points. Avec la cinquième place finale, le sacre lui tend les mains. Personne n’aurait pu croire que cette petite écurie, née quelques mois auparavant, serait capable de propulser d’office ses deux pilotes en tête du championnat, tout en remportant celui des constructeurs dans le même temps. Celui qui deux ans plus tôt disparaissait dans le cœur des anglais au profit de Hamilton refait surface et regagne l’admiration de ses compatriotes. Troisième pour la dernière de l’année, Button fût loin d’imaginer que quelques semaines plus tard, son écurie changea de nom pour Mercedes GP. Cette nouvelle aventure aurait pu convenir à l’allemand mais la structure allemande avait déjà pris les devants, remplaçant le champion du monde et son équipier par la paire Schumacher - Rosberg. Quid de Jenson dans ce cas ? Il s’avéra que dans le même temps, McLaren cherchait un remplaçant à Kovalainen. La place fut évidemment toute trouvée…

Face à lui, le chouchou des anglais, l’un des prodiges du vingt-et-unième siècle : Lewis Hamilton. Après une saison en demie-teinte, McLaren espère élever son niveau de jeu en 2010. Pour Button, c’est l’occasion rêvée de montrer son réel niveau de performances après sa récente couronne mondiale. La première course à Bahreïn n’est pas la plus simple mais à Melbourne, l’anglais remet les pendules à l’heure. Sur une piste mouillée mais séchante, le britannique fut le premier à passer aux gommes slicks pour terminer la course, gagnant de nombreuses secondes sur la concurrence grâce à son sens précis du pilotage sur piste glissante. Cette première victoire pour McLaren lui donne confiance et trois semaines plus tard, le voici à nouveau sur la plus haute marche du podium en Chine. Malgré un bête abandon à Monaco sur casse mécanique à cause d’un oubli de la part d’un mécanicien, le britannique enchaîne les podiums et les top 5, si bien qu’à mi-saison, il se retrouve deuxième du championnat, à quelques points de son équipier leader. La MP4/25 est bien la meilleure monoplace de l’année mais en seconde partie de saison, l’avantage bascula chez les autrichiens et les italiens. Accroché au premier tour par Vettel en Belgique puis dépassé dans les stands par Alonso pour la première place à Monza, Jenson ne parvient plus à tenir la première place. Pourtant, il n’évolue qu’à quelques unités du leader du championnat Webber. Rien n’est donc perdu pour le champion 2009 mais au fur et à mesure que les courses passent, l’espoir d’un second sacre s’éteint. Finalement, les pilotes McLaren seront rapidement rayés de la course au titre, même si Hamilton disposait d’une maigre chance à Abu Dhabi. Mais plus qu’une défaite, c’est un renouveau pour Button qui s’estime encore performant pour continuer. C’est ce qu’il démontra en 2011, menant la vie dure à Vettel avant que les choses ne se compliquent l’été, notamment avec ses deux abandons successifs sur problèmes mécaniques. Pour autant, l’anglais arrache trois nouvelles victoires au Canada, en Hongrie et au Japon. La première reste d’ailleurs comme sa plus belle, tout comme la course, l’une des plus grandes de l'histoire de ce sport. Parti septième sur piste humide, l’ancien champion du monde s’accrocha avec son équipier au septième tour, occasionnant quelques dégâts à sa monture. Une pénalité pour excès de vitesse plus tard, le revoici dernier mais à cause de la pluie battante, l’épreuve est interrompue. Deux heures plus tard, la course est relancée mais après quelques boucles, Button percuta Alonso, provoquant une crevaison sur sa MP4/26. Un arrêt plus tard, l’anglais navigue toujours en queue de peloton mais sur une piste s'asséchant rapidement, il est encore une fois le premier à passer aux pneumatiques slicks. Cette stratégie payante le propulsa aux avant-postes. Tour après tour, le pilote McLaren remonte dans la hiérarchie jusqu’au dernier tour où, pourchassant Vettel, il profite de l’erreur de l’allemand pour s’emparer du commandement et le garder jusqu’à la ligne d’arrivée. Alors que son équipier est trop occupé à chercher des poux à Massa, Button signe une belle prestation, terminant second du championnat. En 2012, il effectue une belle entrée en matière, s’imposant une seconde fois à Melbourne. La MP4/27 est bien née mais le britannique n’en profita pas totalement. Leader en Malaisie, il s’accroche avec un retardataire, mettant fin à tout espoir de victoire. Alors que la saison est marquée par de nombreux vainqueurs, le britannique perd peu à peu pied. Le réveil arrive en Belgique où, parti de la pole, il évite le carambolage du départ pour remporter son quinzième succès en Formule 1. Il récidiva pour la dernière de l’année au Brésil, bien aidé par l’accrochage entre Hamilton et Hulkenberg. En 2013, gros changement chez les gris. Perez rejoint Button pour piloter le nouveau bolide de Woking. Hélas, cette année marqua le début de la déroute de McLaren. Pas de podiums pour Jenson ni même pour son écurie. Le changement de réglementation de 2014 n’y changea pas grand-chose. Troisième lors de la course d’ouverture en Australie, l’anglais ne remontera plus jamais sur un podium. La cause ? La suprématie des Mercedes et surtout, l’introduction du V6 Hybride Honda en 2015. Peu performant, peu fiable, le V6 nippon est une catastrophe. Associé à Alonso, le champion 2009 ne pourra rien faire avec un tel matériel. Les années Honda F1 Team semblent rejaillir mais malheureusement, l'histoire est la même. En 2016, il réussit à se qualifier troisième en Autriche sous la pluie avant d’achever la course en sixième place, son meilleur résultat durant l’ère McLaren-Honda. A la fin de la saison, Button annonce son retrait de la Formule 1 après dix-sept saisons au plus haut niveau. Il ne réapparaîtra qu’à une seule reprise, en 2017, pour le grand-prix de Monaco, remplaçant Alonso, retenu pour l’Indy 500. Qualifié dernier, il termina son dernier grand-prix par un abandon, s’accrochant au virage du Portier avec Wehrlein, faisant se retourner la Sauber du malheureux allemand. Coupable de l’accident, l’anglais écopera de trois places de pénalité à son prochain départ, enfin, si jamais l’occasion se présente.

Mais si la carrière de Button est belle et bien terminée, l’anglais n’a pas pour autant raccroché son casque. En 2018, il participe au relevé championnat de Super GT sur une Honda NSX, remportant le titre en fin d’année sur une voiture rappelant les belles couleurs de la Brawn GP. Dans le même temps, le britannique découvre l’endurance et les 24 Heures du Mans avec le SMP Racing, abandonnant à une heure du terme sur panne moteur. Grand sportif, Jenson s’adonne également à de nombreux triathlons, remportant de nombreuses épreuves. En 2020, durant la longue période de confinement, Button s’initia au simracing, se montrant très véloce et performant, comme il le fut durant ses longues années Formule 1. Aimant tester différentes activités, il s’initie même à la NASCAR, affrontant Kimi Raikkonen ou Kamui Kobayashi lors de quelques épreuves mais surtout, il s’offre une place de choix au sein de la Hendrick Motorsport avec un volant plus que convoité pour la Chevrolet Camaro des 24 Heures du Mans 2023. Toujours en quête de sensations fortes, il retrouve, en 2024, le chemin de l’endurance à temps complet, roulant en IMSA comme en WEC en catégorie Hypercar. Pilote très habile, il remporta la majorité de ses succès dans des conditions difficiles mais l’arrivée de Lewis Hamilton en 2007 l’éclipsa du devant de la scène et pourtant, quiconque sait que battre Jenson n’était pas une mince affaire.

Jenson Button en chiffres...

Meilleur classement en championnat du monde F1 :

Champion du monde (2009)

Grands-prix :

306 (311 engagements)

Victoires :

15

Podiums :

50

Poles Position :

8

Meilleurs Tours :

8

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